Chers amis des arts,
Après les travaux artistiques de Notre Dame d'Ajou dont je suis le maître d'oeuvres,
Un travail de grande ampleur, sans doute, une oeuvre majeure dans la carrière d'une artiste... je vous invite à visiter la Concept Store Galerie de Paris, rue Dauphine 18 et la galerie Concept Store Galerie à La Baule. J'y ai déposé une autre facette de mon travail, un travail entre futurisme et cubisme, encordé de fils de lin.
Je traverse les ombres
Dans un pays si rouge
Que même le silence s’y arrête.
La mémoire brûlée, désintégrée.
Une seule ligne retient l’espace dans cette fusion improbable.
Un seul tempo pour une absence qui ronge l’âme et la fouille
De sa violente introspection. 

 Une longue promenade dans le pays d’Ouche, ce pays où vivent les sorciers, la région normande  dans laquelle je vis depuis quelques années, m’a fait tourner la tête. Au détour d’un chemin, j’ai été subjuguée par l’alignement du lin prêt pour le rouissage. J’ai été émerveillée par ces longues allées rousses, le beige des fibres libérées. L’espace semblait reconstruit dans une géométrie où mysticisme et sacré se mêlaient. Une énergie nouvelle montait de ces champs de lin. L’homme et la nature y travaillent en osmose.
Le propos de mon travail est la capture de  cette énergie que je ressens dans mon environnement. Cette énergie se symbolise par la couleur et il me vient ce désir irrépressible de l'emprisonner. Ainsi, ces cordes de lin instrumentalisent ma petite musique intérieure. Cette musique rythme mes constructions géométriques, quelquefois éclatées dans une matière en fusion, toujours retenues par ces cordes, tels ces songes happés par les attrape-rêves indiens.
J'essaie d'exprimer ces mondes qui se bousculent et se construisent dans ma tête : prêts à l'explosion,  cette corde de lin invente un équilibre entre le feu et la terre. C'est bien ce monde d'aujourd'hui, à la limite d'une catastrophe planétaire et un équilibre fragile et mystérieux.
Et je vous prie de bien vouloir m’excuser de cet acte d’agression que j’ai envers vous, cher spectateur, chère spectatrice, en vous ouvrant mon âme incandescente au travers de ma peinture. Je ne peux que m’en excuser mais pas vous rassurer, bien sûr.